Vous êtes ici : Miss SEO Girl » Articles invité » 12 conseils d’écriture web pour rendre vos lecteurs accros

12 conseils d’écriture web pour rendre vos lecteurs accros

Article invité rédigé par Nihl Zaim, auteur du site Rédacteur Influent.

Vous avez envie d’avoir du trafic et des partages sur votre site internet. Vous voulez que les gens aiment et commentent vos publications sur les réseaux sociaux.

Si vous êtes présent sur le web, ces problématiques vous obsèdent sûrement.

Pour y remédier, vous devez rendre votre contenu attrayant pour votre audience.

Vous allez découvrir ici des conseils d’écriture web pour faire que votre audience aime vous lire.

Écrire pour le web, ce n’est pas écrire pour un média papier. Du fait de la spécificité du format écran, certains principes d’écriture s’appliquent pour rendre le contenu attractif.

Pas question de SEO dans cet article. Non pas qu’on s’en fiche, mais il s’agit de tourner les projecteurs vers la qualité de l’écriture elle-même. Même s’il est important de plaire à Google pour assurer sa visibilité, vous êtes lus par des êtres humains avant tout.

Si votre contenu est froid, mal écrit, et avec des phrases mal tournées, vos lecteurs iront voir ailleurs.

Des phrases courtes pour aller droit au but : une technique d’écriture web très efficace

Un style concis. Des phrases courtes. Droit au but.

Devenez un auteur laconique !

La Laconie était une région habitée par le peuple spartiate du temps de la Grèce antique. Ils étaient connus pour être très brefs et directs avec leur expression orale. Le mot « laconique » est ainsi devenu l’expression pour désigner l’art de n’utiliser que très peu de mots pour s’exprimer.

Quand les guerriers spartiates annoncent à leur peuple qu’une ville a été conquise, ils s’expriment de cette façon : « Troie assiégée. »

De nombreux ennemis ont tenté d’envahir la Laconie. Quand ils demandaient aux spartiates de rendre leurs armes, ces derniers n’y allaient pas par 4 chemins : « Venez les chercher. »

rédiger des phrases courtesQuand vous rédigez un texte destiné à être publié sur internet, inspirez-vous des spartiates.

Vous n’avez cependant pas besoin d’être aussi extrême dans la concision de vos propos ! Je force un peu le trait. Vous l’aurez compris.

Mais dites-vous bien une chose. Sur le web, le format écran rend beaucoup plus difficiles et désagréables la lecture et la compréhension des phrases longues. Il est assez facile de s’y perdre.

Si le lecteur se perd dans de longues phrases, il ira voir ailleurs. Sur internet, l’internaute est une espèce capricieuse et exigeante. Il est plutôt pressé. Il veut trouver la bonne information rapidement, sans se fatiguer à lire de longs pavés de textes.

J’avais déjà évoqué la règle des 15 mots dans un article sur les astuces d’écriture web. Selon certaines études, il s’agirait de la moyenne de mots idéale pour une phrase afin d’optimiser la fluidité de lecture.

Évitez donc les phrases interminables de 3 lignes. Coupez-les en 2, voire en 3. Il est toujours possible de réduire les phrases et d’exprimer une même idée avec moins de mots.

Il suffit de faire le tri et de supprimer les mots « bla bla ».

Ce qui nous conduit justement au conseil d’écriture suivant.

A lire chez la Miss : Bien rédiger pour le web : la règle des 5W

Évitez les mots « blabla »

Ils sont pratiques quand vous êtes dans la peau du rédacteur. Ils font du remplissage.

Mais en réalité, ils fatiguent le lecteur et rendent les textes moins dynamiques et plus lourds.

Un mot « bla bla » c’est par exemple : de nos jours, de plus, pour conclure, pour finir, en fait, etc.

À éviter autant que faire se peut.

Vous n’écrivez pas pour vous : écrire pour le web c’est écrire pour les autres

Ok, j’enfonce une porte ouverte.

Mais il est bon de se rappeler que vous écrivez d’abord pour votre lecteur, sur ce qui l’intéresse. Ne faites pas un texte juste avec des chiffres et des données brutes. À moins que vous n’écriviez un texte pour la science ou bien un sujet très technique.

Faites participer le lecteur, donnez-lui envie, faites-le vibrer.

Pour y arriver, il faut réussir à développer une certaine empathie. En se mettant dans les chaussures de celui ou celle qui vous lira. En identifiant ses besoins et ses problèmes. Ainsi vous pourrez mieux parler au lecteur.

Et le toucher.

Vous créez une connexion émotionnelle avec lui. Votre message peut le rassurer, le soulager, le persuader, l’informer, le faire pleurer (pour les âmes les plus sensibles).

On tombe souvent dans ce piège (moi le premier) d’écrire ce qui nous plaît à nous, écrivain. Et on oublie que le texte est destiné à être lu par une audience.

Ceci est vrai pour tous les formats d’écriture. Qu’il s’agisse d’une publication sur les médias sociaux, d’une infolettre, d’un billet de blogue ou n’importe quel autre support.

En écrivant d’abord pour vos chers lecteurs, vous pourrez fidéliser votre audience qui se sentira comprise.

A lire chez la Miss : 5 conseils pour trouver un bon sujet d’article

Des titres envoûtants

Un titre réussi agit comme un aimant : il attire les clics. Il capte l’attention du lecteur et l’incite à continuer la lecture.

Le titre h1 est la colonne vertébrale de vitre texte. On parle de titre h1 pour définir la hiérarchie des titres. Les intertitres (ou sous-titres) seront des titres h2, h3, h4… jusqu’à h6.

Vous pouvez tout à fait écrire votre titre h1 une fois que l’article est finalisé. Ainsi vous êtes sûr de ne pas avoir un titre hors sujet.

Vous pouvez également écrire vos titres h1, h2, h3 pour fixer votre sujet, puis écrire les paragraphes ensuite. Il n’existe pas vraiment de règles. Cependant, cette 2de méthode permet de mieux définir votre plan.

Mais il existe bien un principe d’écriture web fondamental : un titre réussi c’est d’abord un titre réfléchi !

Devenez un acharné de la lisibilité

 écrire des textes lisibles

Évitez l’asphyxie du lecteur. Par pitié, de l’air !

Les gros pavés de textes de 15 lignes, non merci. Rien qu’à les voir, on est déjà fatigué avant même de commencer la lecture. Vos lecteurs les fuiront comme la peste.

Vous rédigez une description de produit pour votre site e-commerce. Vous écrivez un billet pour le blogue de votre entreprise. Vous créez une publication Facebook. C’est la même affaire.

Vous ne voulez pas que votre potentiel client meurt asphyxié en vous lisant avant même d’avoir appuyé sur le bouton j’aime ou le bouton commander.

Voici comment procéder :

  • faire des paragraphes courts : 3 phrases maximum, ou pas plus de 6 lignes (même 1 ligne conviendra) ;
  • une idée par paragraphe ;
  • des phrases courtes ;
  • des mots simples et directs ;
  • des listes à puce ou numérotées ;
  • mise en évidence des points clés(comme celui-ci), en gras ou en italique ;
  • des sous-titres pour séparer le texte et souligner les grandes idées ;
  • ajout d’éléments visuels, comme des graphiques ou des photos.

Bref. N’ayez pas peur de presser souvent la touche entrée quand vous terminez une phrase.

A lire chez la Miss : Écrire pour le web : la méthode (presque) complète pour rater tous ses articles !

Les adverbes ne sont pas vos amis, sauf s’ils ajustent le sens de la phrase

Ce conseil d’écriture, je le dois à Stephen King. Dans son livre écriture : mémoire d’un métier, l’auteur nous parle de l’usage excessif des adverbes chez l’écrivain.

« La route vers l’enfer est pavée d’adverbes. »

« Les adverbes semblent avoir été créés avec l’esprit de l’écrivain timide… Avec les adverbes, l’écrivain nous dit généralement qu’il a peur de ne pas s’exprimer avec clarté, de passer à côté de ce qu’il veut dire. »

Les « écrivains timides », selon Stephen King, ressentent le besoin de remplir une phrase avec des adverbes au lieu d’utiliser les bons mots pour introduire la scène (le contexte).

« Considérez la phrase : il referma brutalement la porte. L’adverbe brutalement n’est pas nécessaire. Vous pouvez dire qu’il exprime un certain degré de différence entre “il ferma la porte“ et “ il claqua la porte“. Je ne vous contredirai pas là-dessus… Mais qu’en est-il du contexte ?! Qu’en est-il de toute la prose éclairante qui vient avant il referma brutalement la porte ? Cela ne devrait-il pas nous informer sur la façon dont la porte a été fermée ? Et si le contexte est bien posé, brutalement n’est-il pas un mot en trop ?  N’est-il pas redondant ? »

On peut utiliser le contexte pour éclairer le lecteur sur la façon dont le personnage ferme la porte.

L’autre solution qui marche très bien aussi selon l’auteur, c’est l’utilisation de verbes forts : il claqua la porte.

Pour prendre un autre exemple, au lieu de dire : la production augmente très rapidement.
Dites : la production flambe.

Cela rend votre écriture plus fluide et plus punchy. On aime ça ! Surtout quand il s’agit d’écrire pour le web. L’utilisation excessive d’adverbe, au contraire, alourdit votre écriture.

J’admets que j’aime utiliser les adverbes, et culpabilise de les utiliser si souvent. Vous aussi ?

En réalité, il y a bien des contextes où l’utilisation d’adverbes fait totalement sens. Stephen King ne suggère d’ailleurs pas de les supprimer totalement. Loin de là. Il s’agit de trouver un équilibre.

Utiliser un adverbe pour changer complètement le sens d’une action, et non pas seulement l’amplifier est une approche que j’aime.

A lire chez la Miss : Les sept commandements du parfait petit rédacteur web doué en français

Placer l’information la plus importante (et les idées) en début de phrase

Placer les mots les plus importants en début de phrase est une manière simple de rendre l’écriture web plus attrayante. Notamment quand il s’agit de lire sur format écran, où l’on peut vite se perdre dans les lignes.

Les premiers mots de chaque phrase devraient faire une bonne impression au lecteur pour l’encourager à poursuivre la lecture. De la même façon qu’une première bonne impression avec une personne en soirée vous encourage à poursuivre la conversation.

Prenons un exemple.

Voici la première phrase d’un paragraphe d’introduction sur le site l’ONU, sur une page traitant du gaspillage alimentaire :

« En 2011, la FAO a estimé dans un rapport qu’environ 1/3 de la nourriture mondiale est perdue ou gaspillée chaque année. »

L’idée principale dans cette phrase est que 1/3 de la nourriture mondiale est perdue ou gaspillée chaque année. Tout le reste de la phrase est secondaire.

Les mots les plus importants (l’idée principale) pourraient être placés au début, pour avoir plus d’impact :

« 1/3 de la nourriture mondiale est perdue ou gaspillée chaque année, a estimé la FAO dans un rapport en 2011. »

Une chose intéressante se produit quand vous placez l’information clé en début de phrase : vous éliminez les distractions et soulignez ce qui est important sans changer le sens de la phrase.

Voici quelques exemples d’expressions à éviter en début de phrase pour rendre la lecture encore plus attrayante :

  • Selon les ….
  • De mon point de vue …
  • En 2009 …
  • Le but de ce courriel/article/message est de …
  • Il est important de rappeler que …

Vous pouvez les placer en fin de phrase, ou, à défaut, quelque part au milieu de la phrase.

La bonne longueur de texte ?

Cela dépend.

C’est le genre de réponse qui nous laisse un peu sur notre faim. Je sais. Mais il n’existe pas vraiment de règles.

On peut aller de quelques lignes jusqu’à plusieurs milliers de mots. Cela dépend aussi des formats pour lesquels vous écrivez.

Un article deviendra vraiment efficace pour le référencement à partir de 1500 mots. C’est ce qu’affirme de nombreux experts SEO et marketeurs, dont Andy Crestodina du site orbitmedia.

« les longs articles ont plus de chance d’indiquer leur pertinence à Google.»

Si votre objectif est d’améliorer le référencement organique de votre site web, visez 1500 mots ou plus. Si vous le pouvez. Mais cela ne veut pas dire que les articles courts n’en valent pas la peine.

Prenez Seth Godin par exemple, le pape du Marketing. Il n’écrit presque exclusivement que des articles très courts (de 100 à quelques centaines de mots). Son blogue est pourtant l’un des plus lus au monde.

Enfin, un article web digeste et optimisé ne traite que d’un seul sujet par page !

Écrivez de façon fluide

La simplicité est la plus grande des sophistications.

Seth Godin maîtrise cet art à merveille. Écrivez de manière simple, ni trop cadrée et polie ni trop dévergondée (bien que cela puisse être intéressant notamment pour un blogue). N’essayez pas de complexifier vos propos pour paraître plus intelligent.

Bref, soyez naturel !

Les analogies : une façon de rendre l’écriture web encore plus puissante

Une analogie est une comparaison qui formule un rapport existant entre 2 choses qui présentent des caractères communs ou des ressemblances.

Il s’agit d’une technique d’écriture très puissante pour enchanter celui ou celle qui vous lit. Elles vous aident aussi à expliquer des idées complexes en concepts familiers, spécifiques et auxquels on peut facilement s’identifier.

Par exemple, si vous avez besoin de décrire quelque chose de petit, offrez au lecteur une analogie relatant à quelque chose de familier :

Au lieu de : les clémentines qui poussent ici sont grosses.

Essayez : ces clémentines qui poussent ici font la taille d’une balle de tennis.

Au lieu de : 42.510.000.000 m2 d’arbres disparaissent chaque année en Amazonie.

Essayez : l’Amazonie disparaît au rythme d’un million de terrains de football par an.

Une accroche qui déchire, finir en beauté

Apportez de l’attention et de l’amour à vos premières et dernières phrases de votre texte. Le début de l’introduction et la clôture.

Pourquoi cela ? Une bonne entame de texte donne le ton de votre publication, accroche le lecteur et lui donne envie d’en savoir plus.

Vous disposez de nombreuses options :

  • décrire le problème et l’état émotionnel du lecteur ;
  • décrire le contexte ;
  • poser une question ;
  • citer une donnée ou un fait controversé ou choquant ;
  • raconter une anecdote personnelle ;
  • etc.

Finissez fort. Avec un appel à l’action (si c’est approprié, par exemple pour une publicité Facebook). Vous pouvez aussi poser un défi ou une question au lecteur.

Écrire les chiffres en chiffres

Écrivez les chiffres en chiffres si vous écrivez du contenu pour le web.

Les chiffres sont plus visibles à l’écran puisqu’ils sont disposés au milieu de textes ou le type de caractère dominant est la lettre. Les chiffres au format nombre attirent davantage l’attention.

Reprenons l’exemple de tout à l’heure.

1/3 de la nourriture mondiale est perdue ou gaspillée chaque année, a estimé la FAO dans un rapport en 2011. 

Maintenant si on écrit : Un tiers de la nourriture mondiale est perdue ou gaspillée chaque année, a estimé la FAO dans un rapport en 2011. 

La première phrase est un peu plus « tape à l’œil ». Le chiffre ressort mieux et est davantage mis en évidence. Imaginez dans un contexte où il est entouré de phrases et de paragraphes…

C’est presque comme visualiser une vache de couleur pourpre au milieu d’un troupeau de vaches non colorées.

***

Cet article vous a donné quelques conseils pour rendre l’écriture web plus envoûtante.

Maintenant, c’est à votre tour. Je vous laisse la parole.

Partagez dans les commentaires vos meilleures techniques d’écriture web pour rédiger des textes captivants 😊

GD Star Rating
loading...
12 conseils d’écriture web pour rendre vos lecteurs accros, 3.7 out of 5 based on 3 ratings

10 réflexions au sujet de « 12 conseils d’écriture web pour rendre vos lecteurs accros »

  1. Article intéressant même s’il il ressemble à une suite de sentences à cause de ce style direct fait de phrases courtes et optimisé pour les cerveaux de la génération Web 2.0
    Je plaisante !
    Grace à Abondance, sacrée pub, soit-dit en passant, je découvre avec plaisir votre blog.

  2. Merci pour ces conseils très judicieux. La rédaction sur le net est vraiment très différentes de la rédaction classique. Votre article est vraiment un bon tuto qui apporte quelques tips simples et efficaces. Merci.

  3. “Une accroche qui déchire, finir en beauté” : tout à fait d’accord.

    L’introduction est pour moi un élément essentiel de la rédaction d’un article de blog.
    Celle-ci doit mettre en évidence les réponses qui vont être apportées aux interrogations de sa cible et susciter de l’intérêt.

    Voilà pourquoi j’essaie d’indiquer rapidement quelles sont les solutions que je vais apporter à celle-ci avec un point de vue original.

  4. Bonjour, merci pour les explications. Je prendrais en compte pour mes prochains sujets de blogs. Personnellement je favorise toujours plutôt le gras que italique… Je trouve que ça ne ressort pas assez… Mais bon c’est peut être juste moi qui doit changer de lunettes :)

  5. Merci pour ces précieux conseils, ça a l’air d’être juste du bon sens et pourtant… il faut encore veiller à les appliquer régulièrement :)

  6. Merci à tous pour vos commentaires.
    En effet, Nihl a fait un super travail de recherche et analyse.
    Les conseils vraiment pertinents pour vous aider à bien rédiger pour le web.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Les liens des commentaires peuvent être libérés des nofollow.