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Les sept commandements du parfait petit rédacteur web doué en français

Article rédigé par ma collaboratrice en rédaction web, Éléonore, Rédac’Pulse

Être un bon rédacteur web, c’est prendre en compte les exigences du SEO. Désormais, ce point est acquis. Être un excellent rédacteur web, c’est penser à l’utilisateur, en lui proposant un contenu neuf, pertinent, dynamique, clair, bien organisé, agréable à lire et bien écrit. Bref, un contenu parfait ! Si votre article est lu par un internaute sensible au respect des codes de la langue française, une phrase mal construite ou une erreur d’accord parasiteront sa lecture. Il ne parviendra plus à se concentrer sur le fond et sera happé par la forme.

Je sais que les bancs du collège et du lycée sont loin pour nombre d’entre nous, pourtant il est temps de faire un petit rappel de quelques règles essentielles que tout bon rédacteur web qui se respecte doit connaître et appliquer !

Posez votre stylo et regardez le tableau ! Voici les sept commandements du parfait petit rédacteur web doué en français :)

La ponctuation, tu respecteras

Vous allez me dire qu’à notre âge, il est un peu infantilisant de faire un point sur la ponctuation. Pourtant, nous ignorons parfois certaines règles et avons tendance à nous laisser emporter par notre clavier, en oubliant les fondamentaux.

Quelques généralités

Voici quelques principes simples à respecter :

  • commencez votre phrase par une majuscule et terminez-la par un point ;
  • n’abusez pas des points de suspension ;
  • évitez d’utiliser les parenthèses ;
  • n’abusez pas des points d’exclamation ;
  • évitez de placer un mot sur deux entre guillemets ;
  • ne mettez pas des majuscules à tous les mots qui vous semblent importants !

Les règles d’utilisation des majuscules

Faisons un petit focus sur l’utilisation des majuscules. Vous devez les utiliser :

  • en début de phrase ;
  • en début de titre ou de sous-titre ;
  • aux prénoms, noms et surnoms ;
  • lorsqu’il est question du Président de la République ;
  • pour les noms associés à une fonction ou à une institution (ex : ministre de la Santé, ministère de la Justice)
  • aux titres honorifiques (ex : Majesté) ;
  • aux noms de pays, villes, provinces, etc. ;
  • aux noms et adjectifs qui composent une entité géographique complet (ex : Asie Mineure) ;
  • aux termes associés à une entité géographique ou à un monument (ex : mer Méditerranée, océan Atlantique, tour Eiffel) ;
  • aux planètes, aux constellations et aux signes du zodiaque ;
  • aux mots Département et Secrétariat, lorsqu’ils concernent des institutions ;
  • à un organisme unique (ex : la Cour de cassation)
  • aux noms d’habitants ou de peuples (ex : un Français, un Africain, les Celtes, les Juifs) ;
  • aux sigles (ex : SNCF) ;
  • aux points cardinaux associés à une zone géographique (ex : la Corée du Sud, l’Allemagne de l’Ouest) ;
  • aux noms des fêtes et jours spéciaux (ex : la Semaine Sainte) ;
  • aux périodes historiques et aux grands événements (ex : l’Antiquité, la Seconde Guerre mondiale, la Fronde) ;
  • au mot “saint”, lorsque celui-ci est associé à un nom pour former un nom de lieu ou de fête ;
  • à Saint Louis ;
  • aux livres religieux de référence (ex : la Bible) ;
  • aux mots de politesse (ex : Monsieur, Président).

Ne prennent pas de majuscule :

  • les titres liés à une charge ou fonction (ex : ministre) ;
  • les adjectifs associés à un nom géographique (ex : la France septentrionale) ;
  • les réalités géographiques (ex : lac, mer, mont, parc) ;
  • les noms d’entités géographiques associées à un produit, ou les noms de personnages, passés dans le langage courant (ex : un tartuffe, un brie, un bourgogne) ;
  • les noms d’institutions qui ne sont pas uniques (ex : le musée, l’école, le conseil municipal) ;
  • les groupes religieux (ex : les juifs, les musulmans) ;
  • aux langues ou aux adjectifs associés à une région (ex : des bateaux espagnols, il parle allemand) ;
  • aux acronymes (ex : Unesco) ;
  • aux points cardinaux associés à une orientation géographique (ex : le nord-est de la France, nous allons vers l’ouest) ;
  • au mot “saint”, lorsque celui-ci désigne un personnage ;
  • à l’expression “être dans la lune”.

Les règles propres aux listes à puces

Un rédacteur web est fréquemment amené à utiliser des listes à puces, afin d’aérer son propos et de fluidifier la lecture. En ce domaine également, il n’est pas possible de faire tout ce que l’on veut. Ce serait trop beau !

Sans entrer dans les détails, une liste à puces doit être considérée comme une très longue phrase que l’on a découpée en plusieurs sections. Par conséquent,  le mot qui suit le tiret ne prend pas de majuscule. La section se termine par un point-virgule, ou plus rarement par une virgule. La dernière ligne se termine par un point.

Il existe une exception. Lorsque les puces ne sont pas des signes, mais des numéros ou des lettres suivies d’un point, alors chaque ligne commence par une majuscule et se termine par un point. Par ailleurs, lorsque l’énumération se compose d’une liste de mots, la virgule est autorisée en fin de ligne.

Pour toujours plus de cohérence, veillez à débuter chaque ligne par un mot de même catégorie grammaticale. Par exemple, si vous utilisez un verbe à l’infinitif pour la première ligne, ne continuez pas avec un verbe conjugué en deuxième ligne et un nom commun en troisième ligne ! Sur le plan esthétique, veillez à conserver la même puce tout le long de l’énumération.

Les règles d’écriture des abréviations, tu vénèreras

Page Facebook du Projet Voltaire

Il existe des centaines de règles relatives aux abréviations. Certaines sont à connaître, lorsque l’on est rédacteur web. Écrivez :

  • 3e et non 3ème ;
  • 1re et non 1ère ;
  • Ve et non Vème ;
  • M. et non Mr ;
  • 25 °C et non 25°C ;
  • etc. et non etc… ;
  • Mlle et non Melle ;
  • 14 h 35 et non 14h35 ;
  • 30 % et non 30% ;

Il est préférable d’éviter d’abréger le mot “saint”. En théorie, le mot “docteur” n’a pas d’abréviation en français, car ce n’est pas un titre de civilité. En pratique, il est désormais courant d’utiliser l’abréviation “Dr“.

L’orthographe des mots, tu connaîtras

Il est assez difficile de savoir pourquoi, mais certains mots sont systématiquement mal orthographiés, transformés. C’est le cas notamment de :

  • “obnubilé”, qui devient “omnibulé” ;
  • “de plain-pied”, et non “de plein-pied” ;
  • “parmi”, qui devient “parmis” ;
  • “hormis”, qui devient “hormi” ;
  • “malgré”, et non “malgrés” ;
  • “à tort”, et non “à tord” ;
  • “accueil”, qui devient “acceuil” ;
  • “aux dépens, et non “aux dépends” ;
  • “en suspens”, qui devient “en suspend” ;
  • “un différend”, et non “un différent” ;
  • “en train de faire”, et non “entrain de faire” ;
  • “au vu”, et non “au vue” ;
  • “hors pair”, et non “hors paire” ;
  • “ambiguë”, “exiguë”, et non “ambigüe” ou “exigüe” ;
  • “chiffre d’affaires”, et non “chiffre d’affaire” ;
  • “connexion”, et non “connection” ;
  • “de temps à autre”, et non “de temps à autres” ;
  • “dites”, et non “dîtes”, “faites”, et non “faîtes” ;
  • “gent masculine”, qui devient “gente masculine” ;
  • “incluse”, et non “inclue” ;
  • “pécuniaire”, et non “pécunière” ou “pécunier”.

Les règles grammaticales, tu respecteras

Ah ! La grammaire… ! Ce n’est pas la passion de tous les rédacteurs web. Pourtant, nous devons nous plier aux codes de la langue française, dont le fonctionnement n’est pas l’un des plus simples. Prenons quelques exemples d’erreurs fréquemment commises ou de règles laissées dans un coin de notre enfance.

“Après que” est toujours suivi du présent de l’indicatif et non du subjonctif.
Ex : “Après qu’il est allé…”, et non “Après qu’il soit allé”.

“Ci-joint”, en tant qu’adverbe, ne s’accorde pas.
Ex : “Veuillez trouver ci-joint mon CV ».

En revanche, il s’accorde en tant qu’adjectif.
Ex : “La lettre ci-jointe”.

“Demi” est invariable devant un nom ou un adjectif, mais s’accorde lorsqu’il est derrière.

“Fabriquant”, le participe présent (“en fabriquant”), ne doit pas être confondu avec “fabricant”, le nom (“un fabricant”).

Les adjectifs de couleurs s’accordent en genre et en nombre avec le nom, sauf les couleurs qui sont également des noms.
Ex : marron, orange, émeraude, brique, crème, caramel, etc.
Exceptions : “rose”, “mauve” et “fauve”, qui s’accordent.

Le participe passé du verbe faire est invariable lorsqu’il est immédiatement suivi par un verbe à l’infinitif.
Ex : “Elle s’est fait renvoyer”. C’est également le cas, s’il est suivi d’un nom.

Lorsque le COD est placé après l’auxiliaire “être” servant à conjuguer les verbes pronominaux, alors le participe passé ne s’accorde pas.
Ex : Elles se sont lavé les mains.

Lorsque le pronom réfléchi (“se”) du verbe pronominal est un COI, le participe passé est invariable.
Ex : “Elle se sont parlé”, “Les jours se sont succédé”.

Si le sujet d’un verbe pronominal subit l’action, le participe passé ne s’accorde pas, alors que s’il fait l’action, il s’accorde.
Ex : “Elle s’est fait mal.” et “Ils se sont enfuis.”

Le verbe « plaire » est toujours invariable.
Ex : Ils se sont plu.

Les adjectifs numéraux cardinaux sont invariables, sauf “vingt” et “cent”, s’ils sont multipliés et suivis d’aucun autre adjectif numéral cardinal. On écrit “deux-cents” et “deux-cent-trente”.

“Tel que” doit être accordé avec le nom dont il dépend.

On écrit “tout entière”, et non “toute entière” ;

Il faut écrire “on n’a peu mangé”, et non “on a peu mangé” ;

« Quelque » dans « quelque temps » ne prend pas de « s ».

Une phrase correcte, tu construiras

En rédaction web, l’objectif n’est pas de gagner le prix Goncourt ! Le contenu doit être clair et accessible à votre cible. Par conséquent, souvenez-vous que la phrase parfaite du rédacteur web :

  • ne comporte qu’une idée ;
  • se construit avec un sujet, un verbe et un complément ;
  • ne contient que vingt ou vingt-cinq mots maximum ;
  • se construit, de préférence, à la voie active ;
  • ne commence pas par une conjonction de coordination (“mais”, “ou”, “et”, “donc”, “or”, “ni”, “car”) ;
  • contient du vocabulaire adapté à la cible.

Les sens des mots, tu ne confondras pas

Il vous arrive peut-être d’employer un mot ou une expression que vous pensez élégante ou bien choisie, sans savoir que vous faites hurler le lecteur pointilleux qui a repéré votre maladresse ! Voici un petit florilège de ces erreurs que vous avez sûrement déjà faites. Ne confondez pas :

  • “quoique” (dans le sens de “bien que”) et “quoi que” (dans le sens de “quel que”) ;
  • “quel que (toujours placé devant un verbe) et “quelques” (toujours placé devant un nom ou un adjectif) ;
  • “voire” (dans le sens de “et même”) et “voir” (le verbe) ;
  • “sensé” (qui a du sens) et “censé” (supposé) ;
  • “se rappeler”, qui est transitif, et “se souvenir”, qui est intransitif ;
  • “davantage”, dans le sens de “plus”, et “d’avantages” ;
  • “prémices”, sans le sens de “débuts”, et “prémisses”, qui est une partie d’un syllogisme ;
  • le préfixe “dys”, qui signifie “anomalie”, et le préfixe “dis”, qui signifie “séparation, absence, différence” ;
  • “au temps pour moi”, dans le sens de “désolé”, et “autant pour moi” ;
  • “avoir affaire”, dans le sens de “être en relation avec”, et  “avoir à faire”, dans le sens de”avoir à réaliser” ;
  • “souffrir le martyre” et “être un martyr” ;
  • “je serai” (employé au futur) et “je serais” (employé au conditionnel) ;
  • “balade” (promenade) et “ballade” (chanson).

Des expressions impropres, tu n’inventeras pas

Certaines de ces expressions vous feront peut-être bondir. C’est bon signe ! Toutefois, il peut arriver que l’on soit persuadé d’utiliser une expression à bon escient, alors que celle-ci n’existe pas ou n’est pas formulée correctement. C’est le cas, notamment de :

  • “en termes de”, qui devrait être remplacée par “en matière de” ;
  • “de manière que”, à laquelle on substituera “de manière à” ;
  • “second” n’est à utiliser que s’il n’y a pas d’élément suivant, sinon on lui préfèrera “deuxième” ;
  • “par contre”, qui est impropre à l’écrit (comme à l’oral), et doit être remplacé par “en revanche” ;
  • “il s’est ensuivi”, que l’on changera en “il s’en est suivi” ;
  • “malgré que”, qui sera remplacée par “bien que” ;
  • “rentrer dans”, à qui l’on substituera “entrer dans”, sauf si c’est la seconde fois que l’on entre dans un endroit ;
  • “je vous serais gré”, formule qui n’existe pas et que l’on remplacera par “je vous saurais gré” ;
  • “à l’intention de”, qui ne s’emploie pas. On lui préfèrera “à l’intention de” ;
  • “au jour d’aujourd’hui”, qui n’a pas de sens et devra être simplifiée en “aujourd’hui” ;
  • “pallier à“, qui n’a jamais existé et n’existera jamais, puisque “pallier” est transitif direct !

Dernier conseil pour la route : un correcteur automatique, c’est sympa, mais une bonne connaissance de la langue française, c’est mieux !

Je vous présente mes excuses pour les éventuelles fautes d’orthographe ou de syntaxe :)

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