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Webmastering, 5 recommandations pour booster votre SEO

Article invité rédigé par Jérôme Perrin, Fondateur de J4JAY Studio Web

Après avoir lu un tel titre, vous vous attendez très certainement à relire un nième article détaillant certains aspects techniques intrinsèquement liés au référencement naturel (SEO), avec plein de jargon à la clé : comment paramétrer vos permaliens avec votre CMS de prédilection, comment mettre en place des redirections 301 pour vos pages zombies, comment transformer vos pages web en page AMP, etc.

Il n’en n’est rien.

Cet article a plutôt vocation à vous faire changer de perspective, qui que vous soyez : référenceur féru de méthodes SEO avant-gardistes, community manageur, néophyte dans le monde du digital, développeur rompu aux diverses techniques de programmation, webmaster chevronné maitrisant le SEO, webmarketeur, etc.

La mission de cet article est plutôt de vous étonner. Et de vous faire réfléchir. C’est parti.

Priorisez

Le temps de tout un chacun est limité. Si en plus de l’administration de votre site internet vous devez gérer des actions webmarketing, votre action commerciale, votre comptabilité et toutes vos tâches administratives, il vous sera impossible d’être sur tous les fronts, tellement les aspects techniques liés à tout projet SEO sont pléthoriques.

Il vous faudra prioriser.

Idem si vous pilotez les aspects techniques liés aux projets SEO de sites internet de clients : en fonction de l’investissement réalisé par vos clients, vous ne passerez pas le même temps sur ceux qui vous ont versé un acompte de 1000 EUR que sur ceux qui ont déjà investi 10 000 EUR.

Le temps imparti sera proportionnel à l’argent investi, tout simplement.

En fonction du temps consacré à un projet SEO, comment alors hiérarchiser les actions prioritaires ?

Et en fonction de quels critères ?

Il faut tout d’abord commencer par réaliser le listing des règles SEO de base.

Depuis que Brian Dean, spécialiste émérite du SEO, a publié un article devenu célèbre présentant les principales règles SEO, beaucoup de spécialistes SEO estiment qu’il existe 200 règles de base à connaître.

En réalité il y en a bien plus. En tout et pour tout, on estime qu’il existe 500 nouveaux algorithmes injectés par Google dans son moteur de recherche, chaque année.

En fonction de votre temps, de votre domaine d’activité, de vos concurrents et de vos sites internet, il vous faudra donc établir une liste des priorités SEO à respecter pour tous les sites internet que vous gérez.

Si vous ne connaissez pas du tout le monde du SEO, vous trouverez ci-après un article intitulé Référencement naturel : 43 règles SEO expliquées en une seule phrase.

Si vous êtes spécialiste du SEO, vous saurez probablement que Neil Patel, une référence mondiale dans le monde digital, estime que plus de 80% de votre succès tiendra au respect des 4 facteurs SEO suivants :

  • votre SEO On-Page,
  • votre Domain Trust, que vous pouvez évaluer avec des indicateurs fournis par MOZ, Ahrefs ou Majestic, celui de Google (le Page Rank) étant finalement définitivement tombé en désuétude,
  • la qualité de vos backlinks : mais pour avoir des backlinks de qualité issus de sites de référence avec un Domain Trust très élevé, il faut déjà commencer par obtenir un Domain Trust élevé,
  • les textes d’ancre et la qualité des liens externes qui partent de votre site.

Informez-vous correctement

Le monde du SEO est en perpétuelle évolution. Google développe sans cesse de nouveaux algorithmes. Certains updates de la firme de Mountain View sont communiqués au grand public et finissent par prendre la forme d’un véritable bestiaire à ciel ouvert : Panda, Penguin, Colibri, Pigeon, etc.

D’autres sont appelés Phantom, notamment lorsque Google ne donne aucune information sur l’évolution de son moteur de recherche. Des informations peuvent alors être glanées ça et là lors d’interviews, de publications ou de déclarations de responsables du moteur de recherche.

Sur de nombreux sujets SEO, les interprétations vont bon train. Il vaut mieux alors écouter les avis des meilleurs dans ce domaine : Jeff Bullas, Brian Dean, Neil Patel, etc.

De nombreux sites internet de référence donnent également un éclairage décisif sur les meilleures techniques à appliquer en termes de SEO, tels que le blog de SEMrush, celui d’Abondance, celui de Google pour les webmasters ou tout simplement celui sur lequel vous êtes en train de lire cet article.

Illustrons notre propos avec une question de webmastering intrinsèquement liée au sujet du SEO.

L’AMP.

Lorsque Google annonça que le format AMP allait devenir la norme et que les sites internet adoptant l’AMP seraient à terme privilégiés, le monde des concepteurs de site internet entra en ébullition. Google ne cessait d’alimenter des informations abondant dans le sens de leur nouveau format de prédilection, imposé.

Les journalistes, commentateurs, rédacteurs web, sites de référence, blogs, etc, suivaient. Le train AMP était lancé, avec à la clef une refonte technique, quasiment  présentée comme obligatoire, de toutes les pages web telles qu’elles avaient été conçues depuis le début de l’ère internet.

À cette époque, fin 2016 / début 2017, certains spécialistes émirent un sacré bémol sur le sujet.

Car d’un point de vue purement technique, transformer des pages web en format AMP présente bien des inconvénients, à bien des égards.

Dans les faits, l’AMP était avant tout un moyen pour Google d’augmenter sa mainmise sur le web, les pages web en question au format AMP étant non plus appelées à partir des serveurs des administrateurs de sites internet (OVH, Bluehost, HostGator, les serveurs internes, etc), mais à partir des serveurs et des data centers de Google.

Au final, la différence fut immense entre les spécialistes qui allèrent dans cette direction – et qui perdirent leur temps en s’escrimant à vouloir absolument tout transformer au format Google AMP – et les spécialistes qui firent preuve de discernement, attendirent que le temps fasse son travail et dédièrent leur temps à d’autres ajustements techniques bien plus pertinents.

Les trains d’informations forment des ensembles de wagons emmenés par des locomotives alimentées par des news, peu importe qu’il s’agisse de fake news ou non. Le sujet de l’AMP était un écosystème informationnel qui s’alimentait de par lui-même, avec de nombreux acteurs essayant tout bonnement de tirer leur épingle du jeu : employés Google, journalistes, commentateurs, blogueurs, référenceurs, concepteurs, agences, etc.

Nous l’avons vu plus récemment avec le sujet du RGPD, en 2018, qui fit vraiment couler beaucoup d’encre, pour vraiment peu de changement au final.

En savoir plus sur l’AMP chez la Miss.

Anticipez les nouvelles tendances

S’il peut être délicat de se tromper de direction en lisant un panneau, il peut également s’avérer problématique de ne pas anticiper suffisamment vite les tendances qui feront la différence.

S’il fut problématique, fin 2016 / début 2017, de se lancer tout azimut et tête baissée dans le format AMP, il eut été tout autant problématique de sous-estimer, à cette époque, la grande tendance du concept de Mobile First développé par Google, qui devrait à terme prendre le pas sur la façon avec laquelle le Googlebot traditionnel crawlait les sites internet jusqu’à présent.

Dans un monde où les consultations sur smartphone ont dépassé les consultations sur ordinateur et sur tablette, il est plus que jamais important de mettre sur pied des sites parfaitement responsive design.

Actuellement, l’une des grandes tendances dans le monde du SEO, c’est la recherche vocale. L’essor du marché des assistants Google et des enceintes connectées, soutenu par des investissements publicitaires d’envergure de la part de Google, Amazon et consorts, devrait amener son lot de chamboulements.

Car les gens utilisent ces outils de façon très différente des moteurs de recherche classiques. Prononcer une phrase prenant 3 fois moins de temps que de l’écrire, le confort d’utilisation qui en résulte est également démultiplié par le fait que les requêtes pourront être beaucoup plus longues, spécifiques et précises.

Passer de bribes de mots sans aucun sens à des phrases entières beaucoup plus sophistiquées va changer beaucoup de choses.

Même si les requêtes formulées via la recherche vocale entrent plutôt dans la catégorie des requêtes informationnelles plutôt que navigationnelles et transactionnelles, il n’en demeure pas moins que figurer dans la réponse de Google suite à une question qui lui est posée pourra représenter un avantage concurrentiel non négligeable – même s’il s’agit de la réponse d’une machine.

D’autant plus que dans la recherche vocale, Google ne donne souvent qu’une seule réponse, quand bien même de multiples réponses sont possibles.

Par conséquent, savoir comment apparaitre en première page de Google continuera à constituer un must pour bien des marques. Car dans le monde de la recherche vocale, étant donné qu’une seule réponse est donnée, la maitrise de la position 0 – c’est-à-dire la réponse premium donnée par Google en personne, tout en haut de page, entre les résultats naturels et les liens sponsorisés – pourra représenter la clé du sésame.

Jusqu’à présent, il fallait maitriser l’art de la première page de Google, prouesse d’autant plus difficile qu’il n’existe de la place que pour 10 sites internet, hors contenus sponsorisés, pour des dizaines de milliers, voire de millions, de résultats possibles selon les marchés.

Désormais, en plus de maitriser l’art et la manière de figurer dans le top 10, il faudra maitriser l’art et la manière d’être au top du top. Et se donner comme objectif la position 0 et/ou le knowledge card et/ou les featured snippets de Google.

D’un point de vue purement technique, c’est un très beau challenge.

À titre d’exemple, les featured snippets sont le seul résultat qui s’affiche, sur les smartphones, au dessus de la ligne de flottaison, c’est-à-dire le seul résultat visible par l’utilisateur sans qu’il ait besoin de scroller. Lors d’une recherche vocale, il sera à terme peut-être le seul à pouvoir être entendu / lu (ou non).

Ajoutons à tout cela que les consultations sur smartphone ont dépassé les consultations sur ordinateur et sur tablette, comme déjà mentionné précédemment.

Ajoutons également que beaucoup plus d’internautes se contentent des résultats donnés par Google sur un smartphone que sur un ordinateur, sans aller plus loin en cliquant sur les url affichées dans les SERP.

Ici, le taux de non clic sur la première page Google, en fonction du type de terminal, doit donc être autant pris en considération que le CTR (Click Through Rate) et le CRO (Conversion Rate Optimisation) de votre site.

Tout cela dans un contexte où la recherche vocale ne cesse de se développer.

D’un point de vue technique, il faudra également comprendre pourquoi les assistants Google et les enceintes connectées donnent telle ou telle réponse plutôt qu’une autre.

En fonction de quels critères.

Puis il faudra déployer les techniques SEO correspondantes pour pouvoir figurer dans ces réponses.

Formez-vous aux nouvelles techniques

En termes de webmastering, un florilège d’aspects techniques a déjà été présenté dans les paragraphes précédents.

Quels que soient vos outils de prédilection, efforcez-vous de maitriser au préalable les technologies que vous utilisez avant de déployer les méthodes SEO qui sauront faire leur preuve.

Cette recommandation, somme toute très classique, est aussi prodiguée par Olivier Andrieu dans l’un de ses tutoriels publiés sur son site Abondance, qu’il termine en conseillant de ne surtout pas mettre la charrue avant les bœufs, lors de tout projet SEO.

En termes de CMS, si votre choix s’oriente sur telle ou telle technologie, faites en sorte de parfaitement maitriser votre CMS d’un point de vue technique avant de commencer à mettre en œuvre quelque stratégie : comment modifier la structure des permaliens, référencer les images avec la balise Alt, placer des Hn dans les titres, etc.

Les outils que vous utiliserez sont en constante évolution. Si l’on reprend l’exemple des CMS, non seulement ces derniers s’améliorent de jour en jour, mais les nombreux outils qui gravitent autour poursuivent également leur évolution, d’où la nécessité de maitriser toutes les techniques inhérentes au monde du SEO.

Yoast est par exemple le plugin de référence permettant de travailler sur le référencement des sites propulsés par WordPress. Récemment, une MAJ majeure du plugin permet désormais de travailler beaucoup plus efficacement sur les données structurées et le Shema.org, qui permettent à Google de mieux comprendre un site internet.

D’un point de vue technique, cette évolution devrait permettre à bien des administrateurs de site internet de pouvoir optimiser encore davantage leur SEO.

Travaillez avec les bonnes personnes

Le SEO est un sujet vaste, très vaste.

Et pour ce type de sujet, vous savez très bien que vous recevrez autant de réponses qu’il existe de spécialistes.

Les réponses qui seront données à vos interrogations auront une influence déterminante sur vos performances SEO sur le long terme.

Aussi vous devriez avant tout travailler avec les meilleurs, quitte à devoir investir des sommes importantes d’argent.

Votre retour sur investissement n’en sera in fine que plus patent.

En termes de webmastering, vous trouverez différents profils de webmaster. Le digital étant un sujet allant à l’infini, vous trouverez sur le marché des webmasters avec une fibre particulière pour le webdesign, des webmasters ayant fait du community management une spécialisation, des webmasters dont le cœur de métier est le webmarketing, des webmasters développeurs, des webmasters maitrisant le SEO sur le bout des ongles, etc.

Quelle que soit votre décision, on ne peut parler de SEO sans parler de Google.

Ce moteur de recherche ayant une présence écrasante sur le marché du search, avec plus de 90% en France, vos performances SEO dépendront principalement de votre bonne maîtrise du modus operandi de ce mastodonte.

Même d’un point de vue technique.

Vous pouvez certes mettre en œuvre tout une série de techniques de webmastering en vue de booster votre SEO. Mais dans bien des situations, il sera plus pertinent de comprendre d’abord comment fonctionne Google, comment il fait évoluer les sites sur tel ou tel secteur d’activité – et en fonction de quels critères – avant d’adapter, de moduler, d’ajuster et d’appliquer les techniques de webmastering ad hoc.

Car au final, malgré tout votre talent, tout ne dépendra pas que de vous – et beaucoup de choses dépendront de Google.

Le tout est de ne pas devenir tributaire de Google.

Et de parvenir à prendre l’ascendant sur lui dans le secteur d’activité qui est le vôtre, que vous devez forcément mieux maitriser que quiconque – y compris Google.

Conclusion

Google peut bien évidemment vous faire gagner beaucoup d’argent, tout particulièrement si vous maitrisez l’art de la première page Google.

Mais Google peut également vous faire perdre beaucoup de temps, si vous allez notamment dans une direction qu’il indiquera tambour battant comme à son accoutumée, à grand renfort de publications, interviews, actions RP, etc – qui déboucheront sur une impasse.

On l’a vu avec l’AMP.

L’histoire de Google forme un parterre de succès tonitruants mais également un cimetière de projets impressionnant.

Vous rappelez-vous du fiasco de la Google Glass ?

Depuis sa création, Google a abandonné plus de 160 outils, sites ou projets.

Si Google représente une manne financière pour bien des agences, référenceurs, webmasters, spécialistes du digital, etc, le moteur de recherche pose également bien des difficultés à de nombreuses sociétés qui investissent sur des projets issus directement du moteur de recherche – projets auxquels Google finira par mettre un terme de façon très étonnante.

On l’a vu récemment avec le projet Google+, qui avait représenté un budget de plus d’un demi-milliard de $ lors de son lancement. Nombreux sont les spécialistes qui, un temps, ont développé des stratégies en phase avec le réseau social Google+, sans savoir qu’ils étaient en train de se fourvoyer.

Google+ se termine finalement de façon abrupte.

Google nous étonne, vraiment.

Ce n’est pas parce que Google va dans une direction que vous devez également aller dans cette direction.

Vous pouvez avoir raison sur Google, bien évidemment.

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