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Mesurer la vitesse de votre site web : 5 pièges à éviter

Article rédigé par Damien Jubeau, fondateur de Dareboost.

optimisations-images-vitesse

Alexandra vous en avait déjà parlé, la vitesse est un critère essentiel de l’expérience utilisateur sur le web, avec des impacts considérables notamment dans le domaine du e­-commerce.

Un site rapide vous permettra de convertir plus, de convertir mieux, voire même d’améliorer votre référencement.

Mais qu’est-ce que la vitesse d’un site web exactement ? Comment la mesure­-t-on ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans cet article, à travers 5 pièges à éviter pour obtenir une mesure pertinente!

Se baser sur son propre ressenti

ressenti-seoVous avez peut-être la sensation que votre site est rapide lorsque vous naviguez dessus, et  vous vous dites donc que sa vitesse n’est pas un problème. Mais attention ! Dans quelles conditions naviguez­-vous ?

On entend encore trop souvent des webmasters trouver leur réalisation rapide après avoir chargé à quelques reprises les pages web depuis leur PC sur une connexion en fibre  optique. Vos visiteurs sont-ils vraiment dans des conditions aussi favorables ? Probablement  pas, et si votre trafic est en bonne partie mobile, ce serait même largement le contraire !

Pour mesurer la vitesse de chargement de votre site, vous allez donc devoir vous outiller, de  façon à disposer d’une méthode de mesure reproductible,qui vous permettra de détecter les améliorations comme les régressions, et même vous comparer par rapport à vos  concurrents !

Utiliser le mauvais outil

boite-outils-referencementChoisir un outil de mesure du temps de chargement n’est pas si simple.

Tous ne sont malheureusement pas fiables. Mon but n’est pas ici de pointer du doigt les outils qui manquent de fiabilité. Étant moi-même éditeur de l’un d’entre eux, mon avis n’est sans peut­-être pas celui que vous trouveriez le plus objectif :)

En revanche, vous n’aurez aucun doute là dessus : si l’outil utilisé ne vous remonte aucune  information sur la méthodologie de mesure, ni sur la nature de ce qui est mesuré, difficile de jauger sa fiabilité, ou même d’exploiter la mesure fournie….

Prenons le cas d’​ Alexa​, qui nous remonte ce type d’information :

How fast does dareboost.com load?
Fast (1.026 Seconds), 77% of sites are slower.

Nous pourrions choisir de leur faire confiance, mais en creusant un peu, on peut lire :

The load time of an individual page is how long it takes for the DOM ­ the structure of the  page – to be loaded. This time doesn’t include the time to load all images and stylesheets, for  example.  The load time metric is updated monthly.

Ces quelques précisions sont certes appréciables. Mais on comprend vite que la mesure  manque au final d’intérêt dans beaucoup de cas.

Considérer un site rapide à partir du temps mesuré sans les images et sans les feuilles de styles est plutôt osé quand on sait qu’en moyenne 60% du poids d’une page web est justement lié aux images… et que cela a donc un impact important sur l’expérience  utilisateur.

Les conditions de mesure doivent être aussi proches que possible de celles d’un utilisateur, donc idéalement être effectuée avec un outil se basant sur un navigateur web grand public ou une technologie qui doit s’en rapprocher fortement.

Ne pas savoir ce qu’on mesure

statististiques-miss-seo-girlL’exemple précédent nous l’illustre très bien : lorsqu’il s’agit de mesurer le temps de chargement, tout le monde ne parle pas de la même chose ! Et Alexa n’est pas parmi les mauvais élèves, puisque trop souvent, on vous parlera de la vitesse de votre site en ne citant que le temps de réponse de votre serveur.

Une page web, c’est devenu avec le temps quelque chose de plus en plus complexe et lourd, qui est aujourd’hui très loin de se limiter à quelques lignes de HTML. C’est plus d’une centaine de ressources qui sont généralement nécessaires.

Cela ne veut pas dire que le temps de réponse serveur n’est pas important, loin de là. C’est simplement qu’il est n’est pas du tout représentatif de l’expérience utilisateur (ce n’est que la  toute première étape du chargement d’une page).

Si vous voulez avoir une approche sérieuse de la vitesse de votre site, je vous conseille de  vous appuyer sur plusieurs indicateurs :

  • temps de réponse de votre serveur web : très important du point de vue SEO, car il va énormément impacter le crawl de Google
  • speedindex​ : qui représente le temps nécessaire à l’affichage des contenus de votre page situés au dessus de la ligne de flottaison (ce qui est visible à l’écran avant de scroller). C’est le meilleur indicateur représentatif de l’expérience utilisateur qu’on  peut obtenir automatiquement
  • temps de chargement complet​ : le temps nécessaire pour charger l’intégralité des contenus de votre page. Bien moins révélateur qu’auparavant avec le  développement des comportements asynchrones, mais toujours intéressant !

Mauvaise localisation ou débit du test

seo-internationalA ce stade, vous savez normalement quel indicateur vous voulez mesurer et vous savez que tous les outils ne se valent pas!

L’un des critères qui devrait ensuite vous permettre de choisir l’outil répondant à votre besoin est la liste de localisations de test proposée.

Vos besoins vont ici dépendre du public de votre site : sont-ils exclusivement français ? Avez-vous une prédominance de 2 ou 3 pays ? Ou bien votre clientèle est­-elle largement internationale ?

Répondre à ces questions est primordial, car vous devez mesurer la performance de votre  site depuis l’endroit où se trouve votre public.  En effet, même si les communications réseaux sont très rapides, elles ne sont pas instantanées ! Et au final, sur le chargement complet d’une page web, l’impact peut représenter plusieurs secondes.

Vous l’aurez peut-être anticipé, dans le prolongement de la localisation, l’autre point de  vigilance sera le débit utilisé pendant le test : en 3G ou en fibre, vos résultats ne seront pas  du tout les mêmes !

Croire qu’une seule mesure suffit

plusieures-analyses-seoVos pages web sont constituées de plusieurs dizaines de ressources, dont certaines ne sont pas hébergées sur votre site (on parle de contenu de tierces parties, par exemple pour votre  script analytics, ou encore les widgets des réseaux sociaux).

Les performances web de  votre site sont donc logiquement volatiles, et vous n’êtes jamais à l’abri d’une perturbation réseau temporaire, ou d’une surcharge de votre serveur. Pensez donc à répéter vos mesures pour vous faire une idée fiable.

Dans le même ordre d’idée, votre site est amené à évoluer, que ce soit par des nouveaux contenus, des mises à jours techniques, ou bien encore des mises à jours des contenus de  tierces parties. Chacune de ces évolutions peut impacter le temps de chargement de votre  site web ! N’oubliez donc pas de surveiller tout cela dans le temps, soit en faisant régulièrement un test de performance, soit en utilisant une solution de monitoring qui s’en  chargera pour vous !

En suivant ces conseils, vous éviterez les principaux pièges et serez à même de mesurer la  vitesse de votre site web en vous appuyant sur un outil pertinent (l’occasion de relire l’avis  d’Alexandra sur ​ Dareboost, l’outil d’analyse de sites web​  :) ). Il ne vous restera ensuite plus qu’à mettre les mains dans le code (ou piloter votre prestataire) pour l’accélérer et prendre les devants sur vos concurrents !

Vos questions sont les bienvenues en commentaire !

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9 réflexions au sujet de « Mesurer la vitesse de votre site web : 5 pièges à éviter »

  1. Bonjour,
    Merci pour cet article pour accélérer les pages de nos sites. Vous dites ceci
    “Un site rapide vous permettra de convertir plus, de convertir mieux, voire même d’améliorer votre référencement”
    Mais chez moi j’ai constaté que plus mes pages étaient rapides, disons ultra rapides et moins mes adsenses me rapportaient. C’est juste un constat. C’est vrai qu’avec des pages qui moulinent à fond les utilisateurs iront voir ailleurs.
    La rapidité des pages peut rendre les ads moins performants. Mes pages se charges en moins de 4 secondes.
    Merci

  2. Le mieux, à mon sens, n’est pas partir de la logique “combien de temps met mon site à charger” mais “qu’est-ce qui le ralentit / peut être optimisé”. Et effectivement, il y a plusieurs outils différents à utiliser pour avoir une meilleur vue d’ensemble.

  3. Votre article est très concret et informatif, alors merci. Chaque seconde compte dans ce domaine. Plus rapidement votre site est chargé sur l’ordinateur ou un téléphone portable, plus grande est la possibilité que le visiteur restera sur votre site internet. Bien vu en tout cas.

  4. Quand on voit le taux de rebond d’un site long à charger … ça donne envie de faire des efforts ! Surtout sur mobile ou c’est encore plus flagrant.

    Conseils pertinents merci

  5. Bonjour Damien, merci pour cet article ! J’ai une question concernant l’impact de la vitesse de chargement sur le référencement par Google : j’en entends beaucoup parler, mais je n’ai pas trouvé d’étude qui indique précisément le poids de ce facteur par rapport à d’autres. De plus, sait-on si Google en tient plus compte pour les résultats sur mobile que pour les résultat sur desktop ?

  6. Bonjour à tous,

    Désolé pour le délai de réponse pour les premiers à avoir commenté !
    Merci à tous pour vos feedbacks.

    @Alex : toutes les études dont j’ai connaissance ont pourtant montré le contraire : un site plus rapide entraîne d’avantage de pages vues et donc augmente les revenues publicitaires. Je serais très intéressé d’en savoir plus en tout cas !

    @Smart Ranking Comme évoqué, connaitre la vitesse de chargement me parait indispensable. Si vous vous contentez d’identifier ce qui peut être optimisé et que vous ne mesurez pas les résultats obtenus, c’est potentiellement adresse des chantiers qui ne sont pas du tout rentables, sans le savoir.

    @Guillaume difficile de faire une réponse courte à ce sujet. J’avais écrit cet article qui devrait répondre de manière assez complète à vos questions : http://www.journaldunet.com/solutions/expert/61853/temps-de-chargement-et-referencement-naturel—etat-des-lieux.shtml

  7. Merci pour cet article très utile. J’utilise régulièrement Dareboost parce qu’il me dit quels sont les points que je dois améliorer sur la page que je suis en train de monter ou sur les pages clients.

  8. Très juste votre article en effet j’ai constaté des différences énormes pour tester ma page http://richesse-et-finance.com/crowdfunding/
    Déjà dans la taille on a entre1,5mo et 3mo (l’article fait 20 000mots) dont 1,5mo de java ou 600ko de java selon le serveur de test( en vrai les javas sont rassemblés, n’utilise qu’une bibliothèque et en plus demande si l’utilisateur l’a déjà ne pas la recharger.)

    gtmetrix.com on a entre 9,6 et 20 seconde (si le test est refait),
    sur pingdom entre 1,78s et 10,61secondes (selon les serveurs, le meilleur temps est à stocklom, les usa sont dans les 2 à 3secondes mais l’Australie 10,61sec)
    google speed me donne 85% sur pc et un peu plus de 70 sur téléphone
    Quand je vais avec un ordi de lorraine en 2 seconde mon site est chargé également.
    testmysite.withgoogle.com 3secondes
    darebosst 45secondes
    webpagetest 3 secondes

    Des mesures de 2 à 45 secondes… autant dire des marges anormales.

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