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Votre agence de traduction parle-t-elle SEO ?

…ou de l’intérêt d’une traduction de site web optimisée en référencement naturel…

Article invité rédigé par Anne-Marie Urrutia Dumas, SEO Manager chez Cultures Connection

Vous avez engagé de nombreuses études qui ont révélé tout votre potentiel de développement à l’international et votre entreprise se sent prête à se lancer. Dernière étape avant de conquérir ces nouveaux mondes pleins de promesses : votre site web. À l’heure où des millions d’internautes dans le monde regardent des vidéos, s’informent, et consomment en anglais, vous hésitez peut-être entre une version tout en anglais et la longue et délicate étape de traduction de votre site dans la langue de vos prospects à l’international.

En réalité, plusieurs enquêtes* ont montré que 90 % des internautes préfèrent acheter des produits ou des services dans leur langue maternelle (*étude de la Commission européenne, User language preferences online). Alors, n’hésitez plus, traduisez !

Car en traduisant votre site, non seulement vous répondez à leurs attentes, mais vous donnez également de la proximité à votre marque au moment stratégique où elle fait son apparition sur un nouveau marché.

C’est l’occasion pour vous de montrer à vos prospects votre engagement à leur égard, votre respect pour eux et votre envie de les conquérir. C’est sans conteste le premier pas de votre conquête de marchés à l’international. Un premier pas nécessaire, mais pas encore suffisant pour être commercialement efficace. Car pour cela, il faudra vous assurer en lançant ces traductions de votre site web qu’elles prennent en compte deux facteurs : les particularités locales et le référencement naturel.

“Think global, act local”

Oui, on l’a déjà entendue cette phrase-là. Mais à quoi cela correspond finalement ? En traduction, la “localisation”, c’est le fait de prendre en compte les particularités locales de vos cibles, notamment les particularités culturelles et linguistiques..

Alors première question importante à vous poser avant de démarrer cette localisation : quel marché visez-vous en priorité ?

Si c’est la Grande-Bretagne, préparez-vous à vendre des ”lorries” (camions), des “trousers” (pantalons), des “jumpers” (sweat-shirts), des “flats” (appartements) mais si vous ciblez plutôt les États-unis, mieux vaut parler de “trucks”, “pants”, “sweaters” et d’“apartments”.

Vous êtes une agence de location et vous vendez sur les marchés hispanophones ? Attention à votre “piso” ! Si les Espagnols vont bien comprendre qu’il s’agit d’appartements, les Argentins auront du mal à saisir votre obsession pour les “étages”… Quant à vos “pralines” belges, elles auront un goût un peu trop prononcé de chocolat et manqueront singulièrement de croustillant pour les clients français.

Vous l’aurez compris, localiser sa traduction, c’est le minimum que vous puissiez faire si vous souhaitez vous faire comprendre de votre cible, voire éviter l’incident diplomatique. Mais le minimum, ça n’est pas encore suffisant si vous ciblez les sommets des ventes. Et dans le monde du web, les cimes, c’est avec Google qu’on les atteint.

Optimiser pour Google

Car parler local, c’est bien. Encore faut-il que vos futurs clients découvrent votre site pour  s’en rendre compte.  Alors, comment faire ? Mais tout simplement comme vous l’auriez fait dans votre propre langue : en optimisant votre site pour Google. Replaçons-nous dans le contexte et retraçons ensemble cet incroyable parcours vers la gloire.

Tout commence par l’internaute américain, espagnol ou brésilien qui s’installe devant la petite fenêtre de recherche de Google et tape sa requête. Alors qu’il valide sa demande, l’insondable algorithme de Google inspecte en quelques millièmes de secondes des millions de sites et décide lesquels méritent de figurer dans sa première page de réponse. Google n’aime pas décevoir et, s’il prend en compte des centaines de critères pour faire ce choix, le premier c’est évidemment l’adéquation entre le vocabulaire de l’internaute dans sa requête et celui du site présenté.

Vous me direz : pas de problème, j’ai localisé ! Je sais donc comment parle mon prospect ! Et je vous répondrai: oui… mais non ! Car si vous parlez maintenant local, il faut aussi vous exprimer en “langue requête” c’est à dire deviner les mots que vos prospects de ces différents pays cibles vont utiliser au moment de formuler leur recherche dans la petite case Google. Pourquoi ne parlent-ils pas normalement ?  Parce qu’ils ont des années d’habitude de requêtes derrière eux, qu’ils aiment les abréviations, utilisent ou pas des accents, ont trouvé des formulations plus efficaces que d’autres… Et savoir comment ils formulent, c’est important parce qu’on observe des variations énormes dans le volume des requêtes entre une formulation et une autre. Par exemple, pour réserver leurs vacances, les Nord- Américains expriment deux fois plus de requêtes avec le mot “travel” qu’avec le mot “trip”. Mieux vaut le savoir avant de traduire votre site de voyage.

Si vous êtes un prestataire de services et voulez traduire votre site en espagnol, vous aurez intérêt à savoir que les Espagnols utilisent 8 fois plus le mot “empresa” dans leur recherche de prestataires que celui de “compañía”, sinon vous raterez une grande partie de votre cible en vous faisant indexer sur ce mot “compañía” mais en ne figurant pas dans les réponses associées à la requête “empresa”.

Une fois identifiées les expressions les plus utilisées par vos prospects pour rechercher vos produits, reste à les intégrer dans les traductions de vos pages web. Et si parler comme vos prospects ne vous garantit aucunement d’être en première place des réponses de Google tant ses critères sont nombreux pour classer les sites, cela donne néanmoins une chance à votre site de figurer dans le classement lorsque la majorité de vos prospects recherchent votre prestation ! Et ça, c’est un petit pas pour Google mais un grand pas pour votre entreprise.

Les étapes suivantes de votre ascension vers les cimes googliennes pourront alors s’enchaîner sur chaque version étrangère de votre site : optimisation de vos balises, optimisation de vos backlinks, l’ensemble avec ces fameux mots-clés détectés dans chaque langue cible. Alors, à vos marques, prêts, optimisez vos traductions !

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